Rome : La mort des vieux consulaires ou la majesté des dieux

En 390 av J.-C., les Gaulois sont aux portes de Rome où il ne reste plus que les jeunes, les femmes et les vieillards. On décide de ne laisser dans la ville que les vieillards ainsi que les vieux consuls, volontaires pour attendre les envahisseurs. Assis dans le vestibule de leurs maisons vides, impavides, ils attendent la mort.

Comme on ne pouvait pas se flatter avec un si petit nombre de soldats de défendre la ville, on prit le parti de faire monter dans la citadelle et au Capitole, outre les femmes et les enfants, la jeunesse en état de porter les armes et l’élite du Sénat ; et, après y avoir réuni tout ce qu’on pourrait amasser d’armes et de vivres, de défendre, de ce poste fortifié, les dieux, les hommes et le nom romain.

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Documents inédits sur la Grande Guerre (Archives départementales des Bouches-du-Rhône)

A l’occasion de l’approche du Centenaire de la Grande Guerre, les Archives départementales des Bouches-du-Rhône ont sélectionné dans leur fonds 1914-1918 des documents inédits, mis en ligne sur leur site.

Grande Guerre Bouches du Rhône

Consulter les documents sur le site des Archives départementales des Bouches-du-Rhône.

Une spectaculaire mosaïque romaine découverte en Israël

mosaïque romaine byzantine

Une spectaculaire mosaïque colorée datant du IVe au VIe siècle a été exposée au cours des dernières semaines dans les champs du kibboutz Bet Qama, au conseil régional Shimon B’nai.

La mosaïque a été découverte dans le cadre d’une fouille archéologique menée par l’Autorité des Antiquités d’Israël, avant la construction d’un échangeur entre Ma’ahaz et Devira Junction, réalisée et financée par la société d’autoroute Croix-Israël.

Les vestiges d’un village qui s’étendait sur plus de six dunums ont été découverts dans les fouilles en cours sur des terres agricoles du kibboutz et dirigées par le Dr Rina Avner de l’Autorité des Antiquités d’Israël. Le bâtiment principal du site est une grande salle de 12 mètres de long et 8,5 mètres de large et son plafond était apparemment recouvert de tuiles. L’ouverture impressionnante de la salle et la mosaïque à couper le souffle qui orne son plancher suggèrent que la structure était un bâtiment public.

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Alain Gérard : Vendée, les archives de l’extermination

massacres Vendée
Le Massacre des Lucs-sur-Boulogne, vitrail de l’église paroissiale.

L’historien Alain Gérard vient de publier les archives des témoignages sur les massacres subies par les habitants de l’ouest de la France pendant la Révolution. La majorité de ces archives viennent des révolutionnaires eux-mêmes, les victimes étant mortes, et les rescapés peu ou pas du tout lettrés, sauf de rares exceptions.

Ce que fait remarquer l’historien c’est que des « générations d’historiens ont eu beau scruter les archives à la recherche de l’ordre écrit décisif qui réintégrerait l’impensable dans un semblant de logique commune. Et ils ont bien trouvé des éléments dont il faudra tirer parti, mais il faut bien l’admettre : personne n’a, à ce jour, découvert d’ordre écrit adressé par le Comité de salut public ou par la Convention à Carrier de noyer les rescapés de la Virée outre-Loire, ni à Turreau de détruire l’ensemble de la population vendéenne. Vous voyez bien, triomphent les négationnistes, il n’y eu que des violences, regrettables certes, mais inséparables des guerres civiles, à replacer dans le contexte des mentalités du temps et des luttes de factions : ces gens ont été victimes des circonstances.

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La question épineuse de l’origine de l’islam

Eglise St Jean de Damas devenue « masjid » en 705 sur ordre d’Al Walid

Avertissement : L’article sur le Chiisme introduisait le concept d’une double histoire de l’islam ; d’une part celle des sources islamiques et d’autre part une autre histoire, celle de la mise en doute de ces sources islamiques comme documents historiques par certains auteurs. C’est cette partie que nous traitons ici.

Toutes les dates s’entendent après Jésus-Christ, sauf mention contraire.

L’enjeu : C’est le statut de l’islam en tant que religion et non celui de secte hérétique du christianisme parmi d’autres qui ne manquerait pas de lui être appliqué par les auteurs.

D’un point de vue théologique l’islam n’apporte rien de neuf ; tous ses dogmes existent avant son émergence : monothéisme biblique, non divinité de Jésus, Jésus est le Messie, retour à la Loi de Moïse. Ces divergences d’opinions (c’est le vrai sens du mot « hérésie ») d’avec le christianisme catholique où la nature de Jésus est pleinement humaine et pleinement divine à la fois- sont l’héritage des 600 ans de discussions autour de la personne du Christ. Rappelons que pour le christianisme catholique Jésus est l’Incarnation de Dieu, c’est à dire Dieu lui-même, venu sur Terre.

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Les mythiques jardins suspendus de Babylone auraient bien existé… mais ailleurs

jardins suspendus
Vue d’artiste des Jardins suspendus (XIXe).

L’emplacement de l’une des sept merveilles de l’Antiquité est purement et simplement remis en question par une universitaire britannique, rapporte le Guardian.

Les mythiques jardins suspendus supposés dominer Babylone restaient en partie un mystère, puisque les archéologues n’avaient jamais réussi à en trouver la trace, conduisant certains à douter de leur existence même.

Après dix-huit années de recherches, Stephanie Dalley, de l’université d’Oxford, pense avoir rassemblé suffisamment de preuves pour conclure que ces fabuleux jardins avaient en fait été construits à Ninive, à presque 500 km au nord de Babylone, au début du VIIe siècle av. J.-C. Un écart de localisation qui redistribue quelque peu les forces en présence, puisque Ninive se situait du côté des Assyriens, dans le nord de la Mésopotamie, et non chez les Babyloniens, plus au sud, leurs ennemis jurés – les deux territoires se trouvant dans l’actuel Irak. [...]

Selon la spécialiste des langues anciennes du Moyen-Orient, cette erreur historique tiendrait à une mauvaise et « absurde » traduction d’écrits babyloniens et assyriens faite dans les années 1920, ainsi qu’à des confusions dans des textes en grec ancien et de la Rome antique. [...]

Le Monde

885, les Danois à Paris : des Carolingiens aux Capétiens

bâteau tapisserie bayeux
Détail de la tapisserie de Bayeux (XIe siècle).

Entre 885 et 886 les Danois assiégèrent Paris. Nous avons connaissance des péripéties grâce à un texte, extrait du livre Le siège de Paris par les Normands, écrit par un contemporain, Abbon qui fut moine à l’abbaye de Saint Germain des Près. Il s’agit d’une rédaction à posteriori, basé sur la mémoire de l’auteur mais corroboré par d’autres ainsi que par l’archéologie. Le siège a fait des ravages dans les faubourgs, les assiégeants n’ayant pu prendre la cité fortifiée défendue vaillamment par les Parisiens. L’empereur Charles le Gros montra sa faiblesse lors de ce siège, tant et si bien que cela fut annonciateur du début de la fin des Carolingiens, et l’occasion pour une autre dynastie, celle des Capétiens de préparer son avènement.

La ville est sauvée par la présence et les troupes d’Eudes, Comte de Paris, grand oncle d’Hugues Capet, soutenus par l’évêque Gozlin. Ces deux personnages sont emblématiques de la montée en puissance de l’aristocratie territoriale qui renversera les Carolingiens et imposa les Capétiens.

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Discours de Paul Déroulède sur Jeanne d’Arc à Orléans (1909)

A l’occasion de la Béatification de Jeanne d’Arc, de grandes fêtes populaires ayant été organisées à Orléans le 6 mai 1909, Paul Déroulède s’y rendit à la tête d’une délégation de la Ligue des Patriotes, pour déposer une couronne sur le monument de la bonne Lorraine. Voici le très beau discours qu’il prononça au banquet qui suivit cette manifestation patriotique :

Paul Déroulède 4 mai 1913
Paul Déroulède fleurissant la statue de Jeanne d’Arc place des Pyramides, 4 mai 1913.

Mesdames,
Messieurs,

Il n’est pas de disposition d’esprit plus fâcheuse pour un auditoire que de s’attendre à un discours tout différent de celui qui sera prononcé ; il n’est pas non plus de déception qui puisse être plus funeste à un orateur. Je répéterai donc bien vite et bien haut ce qu’a si sagement écrit mon ami Marcel Habert dans le journal la Patrie. Je ne suis venu ici ni pour faire une manifestation politique, ni pour invectiver les ministres, les ministériels et le régime parlementaire, que je juge pourtant fort coupables ; j’y suis venu pour saluer Jeanne d’Arc, pour parler de Jeanne d’Arc, et pour la saluer et pour en parler en patriote chrétien que j’ai toujours été, en républicain catholique que je serai toujours.

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