Fermeture du blog

Mis en avant

Après un an et demi d’existence, le blog Histoire ferme ses portes. Aucun nouvel article ne sera posté et les commentaires en attente de validation ne seront pas traités, le blog ayant perdu sa raison d’être (une meilleure visibilité des articles historiques) du fait de la mise en ligne de la nouvelle version de Fdesouche. D’autres impératifs nous obligent à fermer. Les nouveaux articles historiques seront postés dans la catégorie Culture du site.

> Fdesouche – Culture <

Le papyrus évoquant la «femme de Jésus» serait authentique

papyrus Christ

Une nouvelle étude scientifique publiée jeudi affirme que le document, présenté en 2012 comme le seul évoquant une concubine du Christ, date de la même époque que l’Évangile selon Saint Jean.

Ce papyrus a au moins quinze siècles d’âge. Voilà la certitude à laquelle mène une nouvelle étude menée par une équipe de scientifiques américains. Mais l’âge n’est pas la principale raison de l’intérêt suscité par ce petit rectangle de 3,8 cm sur 7,6 cm. Une courte phrase, lisible dans les lignes coptes qu’il comporte, suscite nombre de questionnements religieux et historiques: «Jésus leur a dit: “Ma femme”» ainsi que «elle pourra être ma disciple».

L’existence de ce document suggérant que le Christ était marié a été révélée en 2012 par Karen King, professeur d’histoire à la Harvard Divinity School. [...]

Le Figaro (Merci à Renaud de Montauban)

Histoire d’un mensonge : Napoléon n’a pas perdu l’Alsace et la Moselle !

siège de Paris
Le siège de Paris en 1870 par Jean-Louis-Ernest Meissonier (1884).

La guerre de 1870 et la perte de l’Alsace-Moselle qui en a découlé est le principal reproche formulé à l’égard de Napoléon III. Or, la perte des trois départements est davantage le fait de la République naissante que de l’Empereur alors prisonnier, car la perte de ces provinces fut avant tout la sanction infligée par l’Allemagne à la France pour la guerre à outrance voulue par les républicains.

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Le « mystère Louis XVII » enfin élucidé ?

tombe Naundorff
Tombe de Karl-Wilhem Naundorff.

« l’identité entre Naundorff et Louis XVII est démontrée. En effet, la probabilité pour qu’un autre Bourbon (enfant légitime ou naturel) ait été Naundorff, est infime ! » – Bruno Roy-Henry, historien.

Le Figaro du 29/03/14 :

Naundorff
Karl-Wilhem Naundorff.

Les résultats d’une nouvelle analyse accréditeraient l’hypothèse que le fils de Marie-Antoinette et de Louis XVI ne serait pas mort en 1795 à la prison du Temple, mais cinquante ans plus tard en Hollande.

Grâce à l’ADN, l’un des plus grands mystères de l’Histoire, l’un des plus polémiques aussi, est peut-être en train de s’éclaircir. Le mythe de Karl-Wilhelm Naundorff, mort en Hollande en 1845, qui prétendait être Louis XVII, le fils de Marie-Antoinette et de Louis XVI emprisonné à l’âge de 7 ans au Temple et décédé officiellement en 1795, est relancé par une nouvelle révélation.

Alors que des études ADN commandées par les Bourbons il y a une quinzaine d’années – pour en finir avec ce fantasme historique et cet «imposteur» – avaient «définitivement» attesté que Naundorff n’était pas Louis XVII, de nouvelles analyses démontreraient que son descendant direct est bien un Bourbon.

Cette découverte inédite revient au Pr Gérard Lucotte, généticien et anthropologue, et à l’historien Bruno Roy-Henry, à l’initiative de cette enquête dans les profondeurs moléculaires. C’est le descendant mâle de la branche aînée de Naundorff, un libraire de 40 ans vivant en France, qui a soumis ses gènes au microscope du Pr Lucotte. Il s’agit d’Hugues de Bourbon – la lignée des Naundorff porte le nom des Bourbons par «une courtoisie de la cour de Hollande», explique un historien, légalisée par plusieurs jugements de la justice française mais toujours très contestée par les Bourbons. Il est le fils de Charles Louis Edmond de Bourbon, descendant très médiatique de Naundorff, décédé en 2008, que beaucoup de gens appelaient «Monseigneur» en soulignant sa ressemblance criante avec Henri IV.

Hugues de Bourbon, descendant de Naundorff, «fait partie de la famille».
- Le professeur Lucotte, généticien et anthropologue

Les prélèvements sur le jeune Hugues ont eu lieu à La Rochelle, il y a deux ans. L’étude a porté sur les marqueurs du chromosome Y (spécifique de la lignée mas­culine). Au contraire de la précédente, il y a 15 ans, qui portait sur l’ADN mitochondrial (spécifique de la lignée féminine), prélevé sur Anne de Roumanie, descendante de Marie-Antoinette par la branche Habsbourg, et avait été comparé à l’ADN contenu dans un os de Naundorff. Ces ­recherches, conduites par le Pr Cassiman, avaient alors exclu toute parenté maternelle Habsbourg. Cette fois, l’analyse du chromosome Y du descendant Naundorff a été comparée avec l’haplotype des Bourbons grâce à «un profil du chromosome Y» de la maison royale établi en octobre dernier par le Pr Cassiman. Résultat: «On retrouve chez lui l’essentiel des marqueurs du chromosome Y des Bourbons, il fait partie de la famille», conclut le Pr Lucotte. Publiés dans la revue scientifique International Journal of Sciences, ces résultats seront présentés samedi par le généticien devant le Cercle d’études Louis XVII.

Outre la vérité historique, les enjeux et passions sont de taille, compte tenu des intérêts patrimoniaux et de la prétention symbolique au trône de France. Selon son entourage, Hugues n’aurait toutefois «pas du tout les revendications» de son défunt père qui prétendait au trône de France en cas de retour de la monarchie.

Que le jeune Naundorff soit un Bourbon n’établit pas pour autant que «l’enfant du Temple» a survécu et qu’il est le fruit de sa descendance. Enfin pas encore. Cette découverte de Lucotte et Roy-Henry n’est que la première étape d’une série de travaux à venir. Pour savoir si Naundorff était bien Louis XVII, il faudrait établir son ADN complet. Or, il y a quatre mois, des cheveux de Naundorff ont été ré­cupérés par des scientifiques. Qui chercheront à prouver que l’ADN mitochondrial Habsbourg – démenti il y a quinze ans – est bel et bien dans ses cheveux. Ces scientifiques remettent en cause la qualité et l’authenticité des prélèvements d’os sur Naundorff, lors de ces tests anciens, car le cercueil avait été ouvert en 1950 lors de la restauration du tombeau.

Le Figaro

Tribune de Bruno Roy Henri (l’un des deux signataires de l’étude)

L’article scientifique (en anglais)

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Wikipédia : Karl-Wilhelm Naundorff, présumé Louis XVII.

Karl-Wilhelm Naundorff, mort le 10 août 1845 à Delft, est un horloger prussien. Il fut le plus célèbre de ceux qui au XIXe siècle déclarèrent être le dauphin, fils de Louis XVI lequel, d’après ces prétendants, ne serait pas mort à la prison du Temple en 1795.
De 1810 à 1845, Karl-Wilhelm Naundorff essaya en vain de se faire reconnaitre par la famille royale comme Louis XVII. Il se constitua une cour, nomma des aides de camps, des officiers d’ordonnance, un ministère, etc.
Expulsé par les gendarmes de Louis-Philippe Ier, il trouva refuge en Angleterre, puis en Hollande, où il mit au point la « Bombe Bourbon » et devint directeur des ateliers de Pyrotechnie de Delft. [...] Wikipédia

Publication : « Le martyre du Kosovo », mensonges et mystifications de l’OTAN

Le livre de Nikola Mirkovic ne se contente pas de démonter mensonges et mystifications.

Par Jean-Baptiste Noé.

Le Kosovo nous rappelle les guerres balkaniques de ces dernières décennies : Yougoslavie (1992), Serbie (1999), puis indépendance du Kosovo (2010). Si nous en avons connu l’avers du décor, le livre de Nikola Mirkovic nous en présente l’envers.

Mirkovic Kosovo

D’origine serbe et vivant en France, Nikola Mirkovic travaille dans une association humanitaire qui œuvre pour les habitants du Kosovo. Il connaît donc très bien la région et le sujet, et s’exprime ici en expert. [...]

Ce qu’il nous montre dans ce livre, c’est l’ensemble des mensonges orchestrés par l’OTAN pour organiser une guerre qui n’avait pas lieu d’être. Comment de faux charniers ont été créés, des massacres inventés de toutes pièces, et comment les forces de l’OTAN, appuyées par des médias moutonniers, ont présenté les Serbes comme des agresseurs, alors qu’ils défendaient leur région contre les attaques albanaises. Les mensonges de l’OTAN ont été éventés avec la fameuse fiole d’armes de destruction massive, armes irakiennes qui n’ont jamais été trouvées. Puis en Libye, de fausses images de liesse tournées aux États-Unis. Le Kosovo fut le champ d’expérimentation de ces mensonges répétés, qui ont abouti à une guerre funeste pour les populations locales. [...]

Nikola Mirkovic, Le martyre du Kosovo, Édition Jean Picollec, 2013, 200 pages.

Lire l’analyse complète sur Contrepoints

Algérie/France. 19 mars 1962 : Les accords d’Evian

Le 18 mars 1962 étaient signés les accords d’Evian qui, en principe, mettaient fin à la guerre d’Algérie. Le 19 mars, un cessez-le-feu était mis en place sur tout le territoire algérien. 700.000 Français d’Algérie devaient par la suite quitter leur terre natale et s’installer dans la métropole.

Alger la veille du cessez-le feu :

La fin de l’Algérie française :

Lu sur Wikipédia : l’immigration algérienne en France

D’après une estimation de Michèle Tribalat publiée en 2009, les personnes d’origine algérienne sur 3 générations (immigrés, enfants et petits-enfants d’immigrés) étaient environ 1,9 millions en 2005 soit environ 3,1 % de la population métropolitaine en 2005 (60,7 millions).

Selon Gilbert Meynier, spécialiste de l’histoire de l’Algérie sous la domination française, et Tahar Khalfoune, le nombre de résidents d’origine algérienne en France en 2012 peut-être estimé à 4 millions, dont 2 millions de bi-nationaux.

Pour Séverine Labat, politologue, chercheur au CNRS/CADIS, et auteur d’un livre en 2010 sur les binationaux franco-algériens La France réinventée. Les nouveaux bi-nationaux franco-algériens, «Même si le chiffre de 4 millions de Franco-Algériens doit être manié avec prudence, il signale l’ampleur du phénomène»

Paris. 19 novembre 2013, les Algériens de France fêtent la victoire de leur équipe sur le Burkina Faso aux Champs Elysées :

Jean Sévillia : « Apocalypse, des lieux communs sur le plan historique »

poilus Grande Guerre
Poilus dans une tranchée de la Main de Massiges, 1916.

INTERVIEW. – Écrivain et journaliste, Jean Sévillia est aussi historien, auteur de nombreuses biographies et d’essais comme, tout ­récemment, L’Histoire passionnée de la France, éd. Perrin.

[...] je trouve décevant que certaines phrases ressortent des vieux mythes de gauche, des lieux communs risibles sur un plan historique. Globalement, on a l’impression que c’est la caste dirigeante : les rois, les généraux et les patrons qui ont déclenché la guerre, et que les peuples sont victimes de ce système. Ceci est la vision marxiste classique, quasiment léniniste et même jaurésienne. Jaurès est d’ailleurs cité. Il est absurde de dire que les patrons français voulaient la guerre pour faire taire les ouvriers. C’est de la propagande CGT de 1920 !

La guerre ­résulte d’une multiplicité de facteurs, dont le jeu des alliances. Ce sont les nations qui ont préparé cela. Les peuples n’ont pas seulement subi, ils ont aussi été acteurs dans ce jeu-là. [...]

Au moment de la bataille de la Marne, en septembre 1914, je relève cette phrase : «Le nombre inouï de morts n’arrête pas les grands chefs.» Mais qu’est-ce qu’il fallait faire ? Arrêter la bataille et laisser les Allemands entrer ? Autre phrase choquante : «Étrangement l’immensité du carnage ne décourage pas le patriotisme des combattants.» Ce qui signifie que les auteurs trouvent étrange le fait que les soldats soient patriotes. Il y a là un point de vue idéologique qui est fort. D’autre part, à propos de la ­bataille de Tannenberg, les auteurs ­disent: «Les Russes qui sont écrasés par le tsarisme et la religion.» Là encore c’est un point de vue idéologique, ­comme si le tsarisme et la religion avaient abruti le peuple. [...]

Le Figaro

Les archives de la Révolution française désormais accessibles sur Internet

French Revolution

Une plateforme dotée d’un moteur de recherche, développée par la BnF et l’université de Stanford, publie les archives de la Révolution française en huit tomes de débats parlementaires et 14.000 images.

La Révolution française numérisée en texte et en images. Pas moins de 82 tomes de retranscription de travaux des assemblées entre 1789 et 1794, accompagnés de 14.000 documents iconographiques publiés entre 1787 et 1799 sont désormais consultables sur une plateforme en ligne. «C’est un portail unique en son genre, explique Corinne Le Bitouzé, conservateur à la Bibliothèque nationale de France (BnF) qui a collaboré au projet. Il permet de faire des recherches qui combinent textes et images, ce qui créé une richesse unique pour les historiens de la Révolution française.»

La BnF a partagé sa masse documentaire, tandis que l’université de Stanford a apporté son savoir faire technique dans la conception de la plateforme. Le projet a nécessité plus de deux ans de collaboration entre les deux institutions. [...]

Accéder au site French Revolution Digital Archive.

Le Figaro (Merci à Jean Bart et monalisa)

La révolution chinoise, ce cauchemar absolu

La Chine fête les 120 ans de Mao. Le régime maoïste imposé par Mao Zedong et ses alliés, loin de libérer la Chine pour l’amener vers un socialisme utopique, plongea l’Empire du Milieu dans l’un des totalitarismes les plus impitoyables et sanglants du XXème siècle. Les historiens estiment qu’il fut responsable de dizaine de millions de morts. Frank Dikötter, historien néerlandais spécialiste de l’histoire chinoise, revient sur le fonctionnement de cette dictature implacable.

Votre précédent livre, «la Grande Famine de Mao», est le récit accablant de l’une des plus terribles catastrophes de l’histoire humaine: la famine déclenchée par Mao à la suite du Grand Bond en avant. Selon vos calculs, elle a coûté la vie à 45 millions de personnes. Dans votre dernier ouvrage, «la Tragédie de la libération. Une histoire de la révolution chinoise. 1945-1957», vous vous penchez sur la période précédente, celle de la prise du pouvoir par les communistes en 1949. Et, là encore, vous décrivez une décennie extrêmement sombre – contrairement aux idées reçues.

Ces idées reçues sont encore très présentes. Les débuts de la République populaire continuent d’être loués comme un «âge d’or» au cours duquel le régime communiste aurait remis sur pied un pays à vau-l’eau et initié de merveilleuses réformes; c’est plus tard que les choses se seraient gâtées, avec la fuite dans l’utopie du Grand Bond en avant à la fin des années 1950, puis de la Révolution culturelle dans les années 1960.

Or il suffit de se plonger dans les archives du PC chinois, accessibles depuis quelques années, pour comprendre à quel point cette image idyllique est fausse. Celles que j’ai consultées pour la période 1945-1957 montrent qu’au coeur de l’action de Mao et de ses amis on trouve une véritable politique de la violence – la violence extrême comme méthode de conquête du pouvoir, puis de consolidation d’un système totalitaire.

Cette violence extrême est à l’oeuvre dans plusieurs épisodes horrifiants de la guerre civile que vous décrivez, avec les troupes communistes n’hésitant pas à sacrifier des centaines de milliers de civils. Pourtant l’inhumanité n’était probablement pas réservée à un seul camp ?

Les nationalistes du Kuomintang n’étaient certes pas des enfants de choeur, ils ont eux aussi commis des crimes horribles. Mais je pense que l’APL (Armée populaire de Libération) a été encore plus impitoyable. Par exemple, lors du siège de Changchun en 1948 en Mandchourie, les généraux de Mao ont imposé un blocus total, empêchant la population civile d’en sortir. Le but était de transformer Changchun en «ville de mort» afin d’affaiblir la résistance des forces nationalistes. […]

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